IMPRESSION

TECHNIQUE, SCIENTIFIQUE ET ARTISTIQUE.
UNE COMBINAISON DE RÊVE POUR L'ASTRONOMIE.

ART
14mm F1.4 DG DN

par Jack Fusco

Il y a plusieurs années, alors que je me tenais pour la première fois sous un ciel vraiment noir, je me souviens avoir été submergé par un sentiment d'immensité. J'ai regardé vers l'horizon, puis j'ai penché la tête en arrière pour pouvoir regarder droit vers le ciel. J'avais l'impression d'être entouré d'un nombre impressionnant d'étoiles.

Depuis ce moment, je m'efforce de capturer cette sensation dans une image. Je veux regarder mes photos et me rappeler ce que j'ai ressenti la première fois que je me suis tenu sous cette mer infinie d'étoiles. Bien que j'aie utilisé et apprécié de nombreuses distances focales différentes, ma façon préférée de recréer cette sensation est d'utiliser un champ de vision à grand angle. Même lorsque j'ai pris mes toutes premières photos du ciel nocturne, je voulais capturer autant de ciel que possible.

Beaucoup de choses ont changé depuis que j'ai pris ces premières photos surplombant l'océan Atlantique. Je sais désormais beaucoup mieux comment aborder un lieu pour raconter une histoire à travers mes images. Le processus de choix de mon équipement est également beaucoup plus réfléchi. Ainsi, lorsqu'il s'est agi de choisir un lieu, je savais que je voulais rendre hommage à ces premières photos du ciel nocturne que j'avais prises il y a plus de dix ans. J'ai étudié les prévisions météorologiques avant ma séance photo près de la nouvelle lune et j'ai choisi un lieu beaucoup plus au sud que celui où j'avais commencé. Niché au milieu des Florida Keys, un groupe d'îles offrant une vue imprenable sur l'horizon est/sud-est m'attendait. Ce serait parfait pour capturer la Voie lactée à mesure qu'elle se levait et se déplaçait dans le ciel.

J'étais à la fois nerveux et excité à l'idée de partir avec le SIGMA 14mm F1.4 DG DN | Art. J'ai souvent l'impression que mes idées attendent le moment idéal, où le matériel adéquat et les conditions météorologiques s'alignent. J'ai également réalisé que les travaux qui me touchent le plus sont ceux réalisés sur le terrain, où je peux me permettre de profiter pleinement de mon environnement. L'astrophotographie, bien que technique et scientifique, doit également s'inspirer de l'art. Nous pouvons admirer les capacités techniques d'un équipement et apprendre de la science représentée dans une scène, mais c'est le plus souvent la qualité artistique qui crée notre connexion.

C'est pourquoi je m'assure toujours de bien connaître mon équipement et de me sentir à l'aise avec avant de partir. D'un point de vue technique, le SIGMA 14mm F1.4 DG DN | Art offre un certain nombre de caractéristiques remarquables, que j'ai rapidement mises à profit sur le terrain.

Premier objectif 14mm au monde avec une ouverture F1.4* - La focale à grand angle et l'ouverture ultra-rapide F1.4 constituent une combinaison de rêve pour l'astrophotographie.

*En tant qu'objectif interchangeable pour appareils photo hybrides et reflex, à l'exception des objectifs Fisheye (selon SIGMA, en juin 2023).

Commutateur de verrouillage de la mise au point manuelle - Une caractéristique que j'aimerais voir sur tous les objectifs. Une fois la mise au point réglée manuellement, il suffit d'actionner ce commutateur pour la verrouiller. C'est très utile pour faire la mise au point à l'infini en début de soirée et avoir l'esprit tranquille en sachant que la mise au point restera parfaite toute la nuit.

* Les images sans données photographiques ont été créées avec des objectifs autres que le SIGMA 14mm F1.4 DG DN | Art

Fixation du chauffage de l'objectif - Elle permet de maintenir les chauffages de l'objectif en place sans gêner l'utilisation de l'objectif. Une chose de moins à se soucier dans des conditions difficiles.

Rear Filter Holder et emplacement pour filtre dans le Front Cap de type couvercle - Le filtredoux est utile pour ajouter uniformément une lueur aux étoiles les plus brillantes de votre image. Le filtre arrière, qui aide à prévenir la distorsion, peut être facilement rangé dans le Front Cap de type couvercle.

Ce sont tous des éléments techniques importants avec lesquels je dois être à l'aise afin de pouvoir me concentrer entièrement sur la capture de mes images. Comme je ne disposais que de deux nuits de ciel clair et sans lune, je voulais voyager le plus léger possible. J'ai décidé d'utiliser une version L-Mount de l'objectif à associer à l'appareil photo SIGMA fp L. Le capteur de 61 mégapixels serait un véritable test de la capacité et de la qualité de cet objectif.

Avec tout nouvel objectif, je commence par prendre quelques photos pour vérifier la qualité des coins extrêmes. En astrophotographie, nous exigeons beaucoup de notre équipement. Nous voulons des détails dans l'obscurité et une optique parfaite. J'ai réglé l'ouverture sur F1.4, puis, à l'aide du live view, j'ai lentement ajusté la bague de mise au point pour transformer les étoiles de petits points bokeh en minuscules points lumineux. Une fois la mise au point effectuée, j'ai actionné le bouton de verrouillage de la mise au point manuelle situé sur le côté de l'objectif. On ne peut vraiment apprécier la tranquillité d'esprit que procure cette fonctionnalité qu'après avoir passé une nuit entière à prendre des photos en mode time-lapse et que, quelques minutes avant la fin, on ne se souvienne soudainement plus si on a revérifié la mise au point. C'est l'équivalent en astrophotographie de quitter la maison en se demandant si on a bien éteint la cuisinière ou le fer à repasser.

Une fois la mise au point et l'ouverture réglées, j'ai pris une exposition de 13 secondes et j'ai attendu avec impatience de pouvoir inspecter l'image. Les étoiles au centre étaient nettes, comme prévu. La netteté dans les angles m'a époustouflé et a largement dépassé toutes mes attentes. L'ensemble du cadre était lumineux et tout le ciel étoilé était d'une netteté exceptionnelle.

C'est exactement le type de qualité que j'attends de la gamme SIGMA Art, mais cela ne rend pas moins impressionnant le fait que je l'ai constaté sur le premier objectif 14mm F1.4 au monde. C'est un niveau de qualité qui m'apporte une tranquillité d'esprit, car je n'ai plus à m'inquiéter une fois sur le terrain, ce qui me permet de me concentrer pleinement sur la capture de ma vision.

Une fois mes images tests terminées, j'ai pris un moment pour simplement regarder les étoiles et m'imprégner de tout cela avant de passer à autre chose. Après tout, c'est ce qui m'amène dans ces endroits en premier lieu. Après quelques respirations, j'ai commencé à préparer ma première composition de la nuit et j'ai réfléchi aux différentes techniques que j'allais utiliser.

J'ai commencé par quelques images à exposition unique qui capturaient à la fois le ciel et le premier plan. Le fait de pouvoir photographier de cette manière avec une ouverture de F1.4, par opposition à F1.8 ou F2.8, permet de collecter suffisamment de lumière pour obtenir des détails au premier plan ainsi qu'une incroyable quantité de détails dans le ciel. Mon excitation n'a cessé de croître à mesure que je regardais la Voie lactée s'élever lentement au-dessus de l'horizon.

En plus des étoiles qui brillaient de mille feux, il y avait également une quantité incroyable de lueur atmosphérique colorée. La lueur atmosphérique se produit dans la haute atmosphère et est plus facilement visible depuis des endroits exempts de pollution lumineuse. Il n'est pas toujours courant de pouvoir observer autant de lueur atmosphérique. Cela a vraiment donné l'impression que le voyage vers ces cieux de classe Bortle 2/3* en valait la peine.

*Échelle de Bortle... Échelle permettant de mesurer la luminosité du ciel nocturne. Elle comporte neuf niveaux. Plus le nombre est petit, plus le ciel est sombre et plus il est propice à l'observation astronomique.

Après avoir pris mes photos à exposition unique, j'ai commencé à expérimenter d'autres méthodes. J'ai toujours préféré capturer toutes mes images en même temps afin de refléter au mieux la scène telle que je la voyais depuis l'endroit où je me trouvais. L'une de ces méthodes consiste à prendre plusieurs expositions consécutives, puis à empiler ces images lors du post-traitement afin de réduire le bruit. En associant cette méthode à une ouverture maximale rapide, il est possible d'obtenir encore plus de détails dans les zones sombres du ciel et du premier plan. C'est toujours un défi lorsque l'on photographie dans ces zones sans lumière ambiante. On dépend entièrement de son équipement pour capter suffisamment la lumière disponible, souvent la lumière des étoiles ou la luminescence atmosphérique, afin de pouvoir voir plus qu'une simple silhouette.

Une fois que la Voie lactée était suffisamment haute au-dessus de l'horizon, j'ai monté un suiveur d'étoiles sur mon trépied. Pour expliquer simplement le fonctionnement de cet appareil, il tourne lentement vers la gauche afin de compenser la rotation de la Terre et de permettre des expositions plus longues. Normalement, nous sommes limités à des expositions comprises entre 10 et 30 secondes, mais ces appareils permettent des expositions pouvant aller jusqu'à plusieurs minutes. Cette durée d'exposition prolongée avec un objectif tel que le SIGMA 14mm F1.4 DG DN | Art permet d'obtenir des détails époustouflants du ciel nocturne. Après ma première exposition d'environ 45 secondes avec mon SIGMA fp L et mon 14mm montés sur le suiveur d'étoiles, j'ai été époustouflé. J'ai examiné différentes zones de l'image pour voir tous les détails du noyau galactique de la Voie lactée et les bandes colorées de l'airglow sur l'ensemble du cadre.

Comme ces suiveurs d'étoiles nécessitent un équilibrage et un alignement minutieux lors de leur installation, j'ai trouvé le Tripod Socket fourni extrêmement utile. Le fait de pouvoir monter l'objectif et l'appareil photo plus près de son centre de gravité garantissait qu'il restait parfaitement en place une fois installé.

Après avoir pris quelques autres photos avec le suiveur d'étoiles, j'ai rangé mon matériel et je suis parti vers mon prochain emplacement. Il y avait quelques nuages qui passaient, mais j'étais déterminé à profiter au maximum de mon temps. Avant d'arriver, j'ai repéré des emplacements potentiels à l'aide de Google Maps et j'ai placé des repères là où je pensais pouvoir prendre de belles photos. Je les ai photographiés un par un et j'ai continué, en essayant de me rendre dans autant d'endroits que le temps me le permettait.

C'est un peu après minuit que j'ai pris conscience d'une chose. J'avais presque complètement oublié que je photographiais avec un objectif tout nouveau. Lorsque j'ai pris ces premières photos tests, j'étais très concentré sur l'évaluation minutieuse des performances de l'objectif et sur la manière d'en tirer le meilleur parti. Au fur et à mesure que je prenais des photos, j'ai été si rapidement impressionné et convaincu par la qualité de l'objectif que mon attention s'est davantage portée sur l'aspect créatif. Je prêtais une attention particulière aux petits détails d'un lieu afin de trouver la meilleure composition possible. Et tout aussi important, je levais les yeux et admirais le magnifique ciel nocturne que je photographiais.

Le reste de la nuit s'est déroulé de la même manière. J'arrivais à un nouveau lieu, je vérifiais avec enthousiasme l'arrière de l'appareil photo et je pensais immédiatement à la prochaine prise de vue. L'un de mes moments préférés de la nuit est survenu après que la plupart des nuages se soient dissipés et que le vent se soit complètement calmé. L'eau peu profonde s'était pratiquement transformée en miroir et reflétait le ciel nocturne. J'ai utilisé un trépied plus petit pour placer l'appareil photo juste au-dessus de l'eau afin de capturer ce qui me semblait être une scène incroyablement unique.

Voir et capturer les étoiles au-dessus de l'océan parfaitement calme m'a ramené à ces premières nuits où je photographiais la Voie lactée. J'ai ressenti la même admiration et le même émerveillement en contemplant la beauté au-dessus de moi. J'étais impatient de voir les images.

L'art est à son apogée lorsqu'il nous fait ressentir quelque chose. L'un des plus grands compliments que je puisse faire à un objectif est que, une fois monté sur mon appareil photo, je n'ai plus à y penser. Je n'ai pas à me soucier de ses limites ou de ses défauts, il me permet simplement de rester dans l'instant présent. Si j'ai de la chance, cela se traduit dans les images que je prends avec. Cela n'a pas pris longtemps, mais je suis complètement convaincu que le SIGMA 14mm F1.4 DG DN | Art est un objectif très spécial. Je pense que c'est un objectif que tout astrophotographe, moi y compris, serait ravi d'avoir dans son équipement.

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À PROPOS

JACK FUSCO
Astro-photographe / Timelapser

Jack Fusco est un astrophotographe / timelapser basé dans le New Jersey, aux États-Unis.


Au cours de ses voyages souvent sans sommeil, il s'efforce de partager les merveilles et la beauté de la nuit. Qu'il poursuive la Voie lactée le long des côtes ou capture les aurores boréales dans des endroits reculés et inhospitaliers, vous le trouverez certainement, une tasse de café à la main, souriant aux étoiles.


Son travail a été présenté par National Geographic, TEDx, LA Times, NASA APOD, BBC, Forbes et bien d'autres.

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