IMPRESSION
UN OBJECTIF POLYVALENT ET FIABLE POUR IMMORTALISER DES CRÉATURES AMUSANTES
SPORTS
60–600mm F4.5-6.3 DG DN OS
par Andrew James
L’hiver n’est pas la saison préférée de tout le monde pour la photographie, mais j’adore être dehors, dans le froid et parfois sous la pluie, à lutter contre les éléments pour capturer cette photo unique qui justifie tous ces efforts. Je ne suis pas non plus masochiste pour autant : si les dieux de la météo me sourient et que je bénéficie d’une belle lumière, je suis encore plus heureux. Mais je pense sincèrement que les images les plus évocatrices peuvent parfois être prises lorsque les conditions sont les plus extrêmes.
J’ai connu le froid glacial dans les deux régions polaires, lorsque vos doigts sont tellement engourdis que vous ne sentez presque plus rien, mais l’envie de capturer ce que vous voyez devant vous l’emporte sur le désir de trouver un peu de chaleur. Pour moi, un objectif doit offrir une grande flexibilité en termes de distance focale, ainsi que fiabilité et robustesse, afin de pouvoir continuer à photographier même lorsque les conditions sont les plus difficiles.
Lorsque j’ai reçu le SIGMA 60–600mm F4.5-6.3 DG DN OS | Sports pour appareils photo hybrides, j’ai été séduit par son format. Il n’est pas lourd comme un téléphoto à focale fixe, mais il donne tout de même une impression de solidité et de robustesse, et j’apprécie qu’il soit un peu plus lourd si cela permet d’avoir un meilleur équilibre dans la main.
Il faut prendre soin de ses objectifs, mais si l’on compte les utiliser dans toutes les conditions, ils doivent pouvoir résister à quelques chocs et à tout ce que la météo leur réserve. J’ai été soulagé de constater que le SIGMA 60–600mm F4.5-6.3 DG DN OS | Sports est étanche à la poussière et à la pluie. Grâce à cette protection contre les éclaboussures, je peux l’utiliser dans les environnements côtiers que j’apprécie sans me demander s’il sera à la hauteur.
Je suis avant tout un photographe spécialisé dans les grands animaux, et il y a des années, je suis tombé amoureux des phoques, qu’il s’agisse des otaries à fourrure fougueuses de la Côte des Squelettes en Namibie, des gigantesques éléphants de mer de la Géorgie du Sud ou des curieux phoques gris que l’on trouve le long des côtes britanniques. Ce ne sont pas les créatures les plus jolies qui soient, mais elles ont beaucoup de caractère. Maladroits et encombrants sur la terre ferme, ce sont des athlètes agiles dans l’eau, et ces deux situations peuvent donner lieu à des images intéressantes.
* Les images ne comportant pas de données photographiques ont été prises avec des objectifs autres
que le SIGMA 60–600mm F4.5-6.3 DG DN OS | Sports
Ma première sortie avec ce 60-600mm ne pouvait que mêler sable, vagues et quelques phoques. Avant l’aube, je me tenais au bord d’une plage, le fracas des vagues invisibles résonnant dans l’obscurité, essayant de déterminer si je pouvais distinguer les silhouettes de phoques le long du rivage. Ces taches floues au loin étaient-elles des animaux ou des rochers ?
Alors que le matin passait du noir au bleu pâle, puis à un gris uniforme, je me suis faufilé silencieusement dans les dunes et j’ai contemplé la plage parsemée de femelles et de quelques petits. Je me suis trouvé un endroit aussi bas que possible, tout en restant surélevé par rapport à la plage, afin d’être totalement dissimulé et de ne pas les déranger.
Avec une plage focale aussi étendue sur le 60-600mm, les possibilités d’approche étaient immenses, allant d’animaux paraissant minuscules dans leur environnement à des images occupant tout le cadre à la focale maximale. Je pense que cette flexibilité est importante, car elle nous permet d’explorer différentes compositions sans avoir à trop nous déplacer. Les prises de vue plus larges ne donnaient pas de bons résultats depuis ma position ; je me suis donc concentré sur des focales comprises entre 300mm et 600mm, en capturant les interactions entre les mères et leurs petits.
Plus tard dans la journée, je suis monté à bord d’un bateau pour observer le paysage depuis la direction opposée. La mer agitée rendait la mise au point précise difficile, et les pitreries des phoques dans l’eau – « je suis là, je ne suis plus là » – m’obligeaient à changer constamment de position. J’étais également reconnaissant que l’objectif soit très maniable alors que je me penchais par-dessus le bord du bateau, en essayant de photographier depuis une position aussi basse que possible par rapport à l’eau !
La bande de plage sablonneuse, située sous un ciel menaçant et orageux et parsemée d’adultes et de petits, semblait plus intéressante à la focale la plus large de l’objectif que la vue depuis la terre vers la mer que j’avais eue plus tôt dans la journée. D’un simple mouvement de tirage ou de rotation (je préfère le tirage), il est facile d’essayer différentes compositions ou simplement de tenter de garder le sujet dans le cadre, alors que la dérive du bateau et les mouvements des phoques – souvent dans des directions opposées – continuaient de mettre à l’épreuve tant l’objectif que le photographe.
Un autre jour, dans la magnifique lumière de l’après-midi, je me suis promené pour tester les capacités du 60-600mm sur des cerfs. Alors que le soleil commençait à plonger vers l’horizon, créant un feu d’artifice de couleurs de fin d’automne parmi les fougères, j’ai photographié à main levée jusque dans les derniers rayons de lumière, sachant que l’impressionnant stabilisateur optique m’aiderait à obtenir des images d’une netteté exceptionnelle.
Même lorsque le soleil avait presque disparu, laissant un ciel orange flamboyant à perte de vue, j’ai continué à photographier à main levée, composant la magnifique silhouette d’un cerf solitaire se dressant sur un affleurement rocheux. Quelle belle façon de terminer la journée !
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À PROPOS
ANDREW JAMES
Photographe
Andrew James possède plus de 30 ans d’expérience en tant que photographe et écrivain, notamment en tant que rédacteur en chef du magazine Practical Photography. Il collabore actuellement chaque mois au Digital Camera Magazine, tout en dirigeant son propre club de photographie en ligne, Foto-Buzz. Andrew est un expert en techniques photographiques dans de nombreux domaines, mais sa principale passion est la photographie animalière. Il a photographié bon nombre des espèces les plus menacées au monde lors de ses expéditions dans des régions sauvages telles que l'Arctique, l'Antarctique, l'Inde, l'Afrique et la Russie.
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